Le jeudi 17 juin dernier s’est tenue la 2nde conférence de l’AD-IAE-AIX sur le thème de la mobilité durable. En voici une synthèse :
Depuis la nuit des temps, la mobilité a toujours été un enjeu de survie pour l’homme, à la recherche constante de nouveaux territoires pour cultiver, chasser ou se protéger. De nos jours, les distances parcourues ne cessent d’augmenter et avec elles, la consommation d’énergie, notamment par l’augmentation du trafic routier. L’homme se trouve désormais confronté au défi de l’économie d’énergie et cherche des solutions alternatives : nouveaux carburants, hydrogène, propulsion électrique, locations de véhicules électriques, co-voiturage, …
Même si la mobilité durable suscite un profond intérêt de la part des usagers, ceux-ci ne sont pas encore prêts à investir dans ces produits, encore peu compétitifs face aux véhicules thermiques. C’est pourquoi, au-delà des aspects purement techniques, la conception des modèles doit être complètement repensée afin de tirer le meilleur parti de la technologie électrique et rendre les véhicules plus performants et moins coûteux. Ceci est d’autant plus vrai, que plus un véhicule est volumineux, plus il consomme de l’énergie, plus il sollicite l’énergie nucléaire et contribue à une forte consommation d’eau. En ce sens, la multimodalité et l’intermodalité qui consistent à utiliser un type de véhicule précis en fonction de chaque usage, semblent les solutions les plus prometteuses. L’idée est de développer un véhicule destiné aux petites distances, qui permet de se déplacer d’un point A à un point B à peu de frais. Certaines collectivités ont même tenté de recourir à des méthodes anciennes (vélos, triporteurs ou chevaux de trait).
L’intelligence des réseaux, le stockage, l’instrumentation, les véhicules légers, les carburants/biocarburants, sont des secteurs qui contribuent de manière innovante au développement des véhicules durables. Ceux-ci sont fortement encouragés par l’Etat français, qui a décidé de se différencier par son savoir-faire (matière-grise), face à un marché mondial très compétitif. Grâce aux crédits d’impôts recherche et à la promotion et au financement des PMEs par l’intermédiaire d’Oseo, l’Etat espère insuffler des partenariats entre les chercheurs universitaires (innovation) et le tissu économique local (développement des applications).
Des mesures incitatives sont également prévues pour favoriser l’usage électrique dans un futur proche : superbonus de 5.000€ pour l’achat de véhicules électriques, développement d’infrastructures de (re)charges. Pour réduire le coût du transport, dont 25% est supporté par l’acheminement vers les villes (dernier kilomètre), des plateformes de stockage pourraient être créées en périphérie, pour assurer la livraison des marchandises par des véhicules électriques.
Sous cette impulsion, de nouveaux projets innovants qui faciliteront notre quotidien voient le jour : anticipation des pannes, géolocalisation, applications inspirées de l’Ipod, développement de la filière batteries, standardisation des prises de recharge, développement en mode lent, moteurs électriques intégrés aux roues, recharge des batteries par décélération. De nouveaux modèles de déplacement sont à l’étude, comme les péniches autonomes, les transports silencieux, voire même la magnétohydrodynamique (déplacement sans mouvement mécanique) dans un plus long terme.