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Les clés du succès de la traduction externalisée

Une bonne communication entre le donneur d’ordre et le traducteur est la garantie d’une traduction réussie !

1. PREPARATION DES DOCUMENTS

Avant d’envoyer les documents à traduire, certains points doivent être vérifiés pour éviter toute perte de temps et surcoût inutile :

Contenu :

  • Toutes les parties du document sont elles essentielles ? Certaines idées ne peuvent-elles pas être résumées, synthétisées ?
  • Le document est-il pertinent pour le public/pays visé (une partie concernant les spécificités d’un pays n’intéressera certainement pas le lecteur d’un autre pays)
  • Le document est-il cohérent, concis, clair ? Un document mal écrit ou confus peut entraîner une mauvaise interprétation du traducteur ou tout simplement un document confus dans la langue finale.
  • Le document a-t-il été validé par toutes les parties prenantes, s’agit-il bien de la version finale ? Toute modification ultérieure du document source va se répercuter sur vos traductions et risque de générer un surcoût et du retard.

Précisez au traducteur quelle est la finalité du document traduit pour qu’il adapte son style en conséquence.

Format :

Demander à votre prestataire dans quel format il souhaite recevoir les documents. Chacun aura des exigences différentes en fonction de sa manière de travailler et des logiciels dont il dispose.

Le saviez-vous ? Certains traducteurs maîtrisent les principaux logiciels d’édition et peuvent traduire directement dans votre format de publication : InDesign, Framework, Publisher, … Dans le cas contraitre, il convient de faire traduire vos documents en format word et prévoir un temps de mise en page (copier/coller dans votre logiciel d’édition).

Délai :

Evitez d’envoyer vos documents au dernier moment :

  • Le travail de traduction recquiert concentration et réflexion : au-delà de la compréhension du texte et de sa transcription, le traducteur est amené à faire des recherches terminologiques et à rédiger le document dans le meilleur style qui soit. Un temps raisonnable doit lui être imparti pour éviter que le travail soit bâclé.
  • Le traducteur peut avoir plusieurs traductions à mener de front ; un délai de livraison raisonnable lui permet de mieux organiser son temps et d’avancer sur chaque projet.
  • Tout travail demandé en urgence entraîne un surcoût (travail la nuit ou le week-end majoré) et le risque d’une traduction imparfaite (liée au stress).

Le traducteur connaît son rythme de travail et pourra vous donner un délai raisonnable, au vu des documents.

2. CHOIX DU PRESTATAIRE

Le mandataire doit choisir son prestataire en fonction de certains critères, dont l’importance varie selon les convictions de chacun, mais qui influencent le tarif :

Diplômé ou non : le métier de traducteur n’étant pas réglementé, n’importe quelle personne maîtrisant une langue étrangère peut proposer des services de traduction, avec des tarifs et une qualité variable. En la matière, il existe des traducteurs diplômés incompétents et des traducteurs non diplômés compétents. De même, un tarif élevé n’est pas forcément la garantie d’un traducteur compétent et inversement. Sélectionnez le traducteur qui vous semble le plus compétent, en fonction de son expérience, de ses clients et des travaux qu’il a déjà réalisés.

Spécialisé ou généraliste : De la même façon qu’un bon vendeur est capable de vendre n’importe quel type de produits, un bon traducteur est capable de s’adapter à tout type de documents ou de domaines. Cependant, un traducteur littéraire se concentre plus sur le style, le sens et le jeu des mots, le traducteur technique sur la terminologie, les procédés et instructions techniques, un traducteur commercial/marketing sur les jeux de mots et les dernières tendances, …. Si la traduction de votre document ne nécessite pas forcément le recours à un expert (dont les tarifs seront plus élevés, à juste titre), assurez-vous que le traducteur a l’habitude de traduire avec succès le genre de documents que vous demandez.

Dans votre pays ou à l’étranger : avec la mondialisation, vous pouvez solliciter des traducteurs dans le monde entier. Attention toutefois de ne pas tomber dans le piège des traducteurs/agences proposant des prix hyper compétitifs mais qui ne sont pas forcément sensibilisés à la QUALITE. Une mauvaise traduction nécessite d’être révisée ou retraduite, ce qui entraîne un coût supplémentaire et l’allongement du délai de livraison.

Demandez des références ou des extraits de documents traduits, pour juger des compétences du traducteur.

Avant de passer votre commande, renseignez-vous sur les moyens de paiement internationaux accepté par votre prestataire, afin de prévoir les frais bancaires relatifs aux virements hors U.E, hors SEPA ou dans une autre devise.

3. LE PROCESSUS DE TRADUCTION

Si le traducteur travaille pour vous pour la première fois, il va devoir se familiariser à votre secteur, à la terminologie de votre entreprise, à votre mode de fonctionnement, aux procédures … Ne vous étonnez donc pas s’il demande des éclaircissements sur certains points qui peuvent vous sembler évidents. Au contraire, cela signifie qu’il est consciencieux. Pour l’aider, transmettez-lui des documents similaires ou la terminologie propre à votre entreprise, répondez à ses questions le plus précisémment possible.

4. CONTRÔLE FINAL

Enfin, veillez à faire relire le document traduit par des collaborateurs natifs. C’est non seulement un moyen pour vous de juger le travail du traducteur, mais aussi de détecter les coquilles et les éventuelles « erreurs culturelles » (voir exemples ci-dessous) !!

A qui confier ses traductions ?

Les entreprises qui souhaitent communiquer à l’international ne savent pas toujours quelle politique adopter en matière de traduction : vaut-il mieux faire traduire ses documents en interne ou confier les traductions à un professionnel ? Dans ce cas, qui contacter : un traducteur freelance ou une agence de traduction ?  Avant de prendre une décision, plusieurs facteurs doivent être pris en compte :

Vos ressources internes :

Vous avez certainement dans votre entreprise des personnes qui parlent une ou plusieurs langues.  Quel(s) poste(s) occupe(nt)-elle(s) ? Pour traduire un e-mail, une commande, ces personnes pourront certainement vous aider. Mais sont-elles compétentes pour traduire une plaquette commerciale ou un contrat ?  Un ingénieur, un commercial ou un responsable juridique ont-ils les mêmes connaissances et compétences rédactionnelles ?

Si vous disposez dans vos effectifs d’une personne qui maîtrise suffisamment la langue à traduire, qui connaît bien la terminologie et qui possède de bonnes capacités rédactionnelles, d’autres points doivent être éclaircis :

1. Cette personne désire-t-elle traduire : on peut aimer parler une langue et ne pas aimer traduire et rédiger, c’est une activité qui ne plaît pas à tout le monde !

2. Cette personne a-t-elle le temps de faire le travail ? La traduction d’une page complexe prend environ 1 heure (300 mots). Multipliez ce temps au nombre de pages de votre document et vous obtiendez le temps de travail nécessaire à votre employé pour traduire ; à cela, il faut ajouter le temps consacré aux réunions, appels téléphoniques, tâches quotidiennes, urgences, etc. Comme le dit si bien l’adage, « le temps, c’est de l’argent », veillez à ce que le temps consacré à la traduction ne nuit pas à votre « productivité ».

Vos besoins :

S’agit-il de traductions ponctuelles ou régulières ? Pour des besoins ponctuels, vous pouvez confier les traductions à un traducteur freelance. Pour des besoins très réguliers, vous pouvez envisager d’embaucher un traducteur à mi-temps ou à plein-temps.

Traduction en une seule langue ou en plusieurs ? Si vous devez faire traduire vos documents en une seule combinaison de langues, travailler avec un traducteur professionnel est la meilleure solution pour vous. Vous bénéficierez d’un service personnalisé, d’un travail cohérent et homogène. Par contre, dans le cas où vous devez faire traduire vos documents dans plusieurs langues, il est recommandé de travailler avec une agence de traduction, qui sera votre interlocuteur unique et servira d’interface entre vous et les différents traducteurs.

Le coût :

En termes de coût, il vous sera toujours plus rentable de réaliser vos traductions en interne, mais avez-vous pensé aux coûts annexes : le temps passé par votre employé à traduire, une moindre qualité possible, qui peut nuire à votre communication et à vos ventes.

Le recours à un traducteur freelance est relativement rentable, car vous traitez directement avec lui, sans l’intermédiaire d’une agence de traduction. Assurez-vous d’avoir les compétences et les connaissances nécéssaires  pour pouvoir sélectionner un traducteur qualifié et être capable de juger son travail. Les lecteurs finaux de vos documents (filiales, partenaires ou clients localisés dans le pays cible) pourront vous apporter un retour sur la qualité et le style d’écriture de la traduction (au moins au début de la collaboration).

Le recours à une agence de traduction est plus coûteux que les deux options précédentes, mais il a le mérite de vous libérer de tout travail de sélection, suivi et contrôle : sélection d’un ou de plusieurs traducteurs, constitution d’une équipe, suivi du projet, contrôle qualité, paiement de chaque traducteur, etc.. En outre, seule l’agence dispose des ressources nécessaires pour prendre en charge un travail urgent, remplacer votre traducteur indisponible, répartir les tâches en cas de gros volumes, etc …

A vous de choisir en fonction de vos ressources, de vos besoins et de votre budget ;-) !